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Le Creusot : Georges Riguet et la « Maison des Associations »


Georges Riguet, poète d'Uxeau-sous-Dardon

Journaux et Revues concernés par les articles de Georges RIGUET

Poème-acrostiche de Daniel Lajeunesse

Récit de sa vie

Ses principales Récompenses Littéraires

Une « place Georges Riguet » à Uxeau

L'écrivain Georges Riguet (1904-1998) a vécu pendant 85 ans au Creusot et, plus précisément, dans le quartier Croix Menée-Chanliau où il a habité (rue Saint Georges, pendant 64 ans) et où il a enseigné (au Groupe de l'Est, pendant 36 ans), en participant à la vie sociale et artistique de son pays.

On connaît l'abondance et la variété de ses écrits publiés, pendant 75 ans, dans des ouvrages (poèmes, récits, contes, croquis littéraires, souvenirs militaires…) ou des périodiques (mémoires d'enfance, évocations du temps passé, réflexions culturelles…).

Une large part manifeste l'attachement pour sa ville qu'il réhabilite dans Le Creusot, Cité calomniée (1930) et caractérise avec pittoresque dans ses Images creusotines (1946), sa ville qu'il exalte dans de nombreux poèmes avant-guerre (ex. «Usines» ou «Ateliers» dans Les Feux follets) comme après-guerre (ex. les 16 quatrains de «Si Le Creusot m'était conté» parus dans la revue Images de Saône-et-Loire), sa ville dont il étudie même le langage («Notes sur le parler creusotin», Le Courrier de Saône-et-Loire (1964) ) ...

On connaît aussi son militantisme progressiste manifesté avant-guerre pour la défense du monde ouvrier (collaboration au journal La Gueule Noire, poèmes humanistes des Chants nouveaux, etc) et son dévouement au sein de l'Union Fédérale des Anciens Combattants qui lui vaut la médaille de vermeil en 1989…

La Municipalité du Creusot a soutenu, dès 1999, la création d'un prix de poésie Georges Riguet.

Mais, soulignons-le, c'est dans le quartier Croix Menée-Chanliau que s'établit la vie familiale et professionnelle de Georges Riguet.
A l'âge de neuf ans, il découvre la ville où son père, instituteur, vient d'être nommé… au Groupe de l'Est, dans le bâtiment de la rue Guynemer, devenu en 2008 « Maison des Associations ».

Dans cette école, pendant six ans, de 1928 à 1934 (année de départ à la Retraite de mon grand père), le père et le fils sont collègues. C'est en 1934 aussi qu'il quitte le domicile de ses parents (rue du Long Tom) pour s'installer avec son épouse au 28 bis de la rue Saint-Georges.

L'actuelle « Maison des Associations » peut ainsi être considérée comme le centre de la vie creusotine de Georges Riguet, dans la mesure où l'enseignant va et vient entre la rue Saint-Georges et la rue Guynemer, en tant qu'instituteur jusqu'en 39-40 puis, après-guerre, en tant que directeur attributaire du jardin d'une Ecole de l'Est sinistrée (dont les classes ont été réparties rue Victor Hugo).

Que de fois, au cours de mon enfance, aurai-je accompagné le jardinier à l'arrière des restes calcinés et démantelés du long bâtiment d'école, en passant dans l'ancienne cour de récréation désormais pleine de décombres…

En même temps, tout en participant aux activités para-scolaires de la ville (Mutualité, Patronage laïque…), il anime, dans les années cinquante, l'Association du quartier Croix Menée-Chanliau. Les réunions ont lieu rue de Brassac et l'annuelle fête des Anciens se déroule rue Guynemer.

Ce sont donc ces rues et ces murs que l'Académicien du Morvan et Grand Prix de Poésie de Bourgogne aura le plus fréquentés, dans le quotidien de son existence creusotine.

Maintenant, Georges Riguet repose au cimetière Saint-Eugène, dans ce quartier du Creusot. Il sera assurément honoré si la « Maison des Associations » porte un jour son nom.

Maurice Riguet

 

Secrétariat du Prix : Madame Monique LABAUNE - 17, route de Montcoy - 71670 - Le Breuil